sábado, 9 de junio de 2012

JOYEUX?? ANNIVERSAIRE


En tant que mère inexpérimentée que j'étais, la première fois que j'ai dû célébrer l'anniversaire de ma grande fille ( qui allait avoir deux ans), je me suis trouvée face à un dilemme.

Étant donné que convier les gens  dans un de ces endroits pour manger rapidement où règne un bruit infernal de machines électroniques n'était pas une alternative ( dans ce genre de lieux, cinq minutes suffisent pour me transformer en monstre) j'ai choisi d'organiser la fête moi-même et de copier ce que tout le monde faisait : j'ai invité tous les petits camarades du jardin d'enfants, les amis qui avaient des enfants et la grande famille. J'ai dépensé une petite fortune dans la décoration thématique (serviettes en papier, assiettes, verres, piñata et un long et cætera d'articles avec, je ne me souviens plus quelle figurine à la mode). J'ai fait faire un gâteau ad hoc et engagé deux clowns. J'ai eu mal aux pieds à force de parcourir les meilleurs endroits qu'on m'avait recommandés pour offrir à ma fille une fête inoubliable. Et ça l'a été : ça faisait longtemps que ma petite n'avait pas passé un aussi mauvais moment et moi, j'ai fini épuisée et avec la tête sur le point d'exploser à cause du chaos et des cris.

Quelques temps après, dans un article sur la parentalité, j'ai lu la meilleure recommandation : le nombre d'enfants à inviter doit être le double moins un de l'âge de celui qui fête son anniversaire. C'est ainsi que quand ma fille a fêté ses trois printemps. Je me suis assise à ses côtés et j'ai pris note des  cinq ami(e)s qu'elle souhaitait inviter. Bien sûr, mon idée n'a pas plu à tout le monde. J'ai même reçu un appel d'un parent d'élève qui m'a insultée au téléphone parce que son fils n'avait pas été invité (cela n'a servi à rien que je lui dise qu'il y avait dix-neuf autres personnes dans la même situation). Parmi les invités, il n'y en avait qu'un seul faisant partie des enfants de nos amis ce qui a vexé,  durant un temps, le reste des amis de mon mari et des miens. Du côté de la famille, on s'est restreint aux oncles et tantes et grands-parents. Personne d'autre. Le plus compliqué a été de gérer la frustration des absents, de faire en sorte qu'ils comprennent qu'il ne s'agissait pas de ma fête mais de celle de ma fille. Celui qui a essayé d'agir ainsi sait que le fait de considérer son enfant comme une petite personne avec une opinion et non pas comme un animal de compagnie à qui vous imposez vos décisions semble étrange à énormément de gens.

Depuis ce jour, pour chaque anniversaire, étant donné que le nombre d'invités est gérable, on s'occupe ensemble avec mes enfants, des préparatifs et on décore et/ou on fait le gâteau d'anniversaire. Ils peuvent partager et jouer avec chacun de leurs amis et – notez bien – ils s'amusent seuls, pas besoin d'un animateur pour les divertir.

Personne n'a manqué de me donner le titre de « mauvaise mère » faute d'offrir à mes enfants une célébration « comme tout le monde ». Mais mes enfants savent tout comme moi, que leur fête n'est pas gargantuesque, elle est mieux.

martes, 5 de junio de 2012

LE BUS


«Comment peux-tu te déplacer avec tes enfants en bus, tout serrés, alors que tu pourrais les emmener confortablement en voiture ? Pauvres petits!»

Voilà, à peu près, ce qu'on m'a dit quand j'ai expliqué ce que j'avais fait  la semaine dernière : récupérer mes enfants à la sortie de l'école et rentrer à la maison en bus.

Je portais sur mon dos l'énorme cartable de ma grande fille et sur le devant celui, pas moins gros , de mon jeune fils.  Et nous marchions vers l'arrêt de bus. Le premier jour, je suis presque devenue aphone en criant « Il arrive» quand j'ai aperçu le bus.
À toute allure, on a fait  la course pour arriver à temps à l'arrêt. Une fois arrivés, mes enfants se sont très vite rendus compte qu'il fallait bien s'accrocher  pour ne pas rouler au fond de l'engin. J'avoue que je n'étais pas complètement tranquille, mais eux, ils étaient morts de rire avec les secousses. Entre chaque saut, je leur racontais mes péripéties de bus au temps où j'étais écolière (ils ont eu l'impression que je leur parlais du temps des dinosaures). Le transport s'est rempli, mais nous on riait quand même du clown qui faisait des blagues aux passagers et on a  acheté pour seulement 500 pesos (un peu moins d'un Euro), deux surprenants crayons multicolores (lesquels auront duré même pas  deux jours, mais peu importe  : j'ai constaté que mes enfants se sont amusés comme des fous en les utilisant pour faire les devoirs).

 À présent, nous avons repris la routine normale en utilisant le transport scolaire -bus escolar- avec lequel j'ai pris un abonnement. Mais depuis cette « semaine aventure »mes enfants me demandent de refaire le trajet en bus. Ils ont hâte. Et moi aussi. Serait-ce parce qu'ils se se sont sentis « plus grands », qu'ils devaient se prendre en charge et être attentifs ? Ou serait-ce que durant ces jours, nous avons énormément parlé ? Peut-être aussi que le fait de ne pas avoir à conduire m'a relaxée.
Enfin, je ne sais pas trop pourquoi, mais c'est clair que le voyage en bus nous a fait du bien.  Alors, comment je fais pour expliquer à tous ces gens qui m'ont critiquée, que mes enfants étaient fiers de ce qu'ils avaient vécu, exactement à l'opposé de ce« pauvres petits! » avec lequel ces personnes ont réagi? Avec ce genre d'individus je ne me fatigue pas mais à toi, je le raconte pour que tu puisses tirer le meilleur de cette expérience aussi simple que gratifiante ou bien la reproduire avec tes enfants, tout en sachant que la belle-mère ou d'autres probablement, feront tout un scandale en te cataloguant de mauvaise mère.
Mais ne t'inquiète pas car nous le sommes toutes à un moment donné, aux yeux de quelqu'un.